Le Râle des Ailleurs

Toujours ce mouchoir sempiternel
d’une promesse absolue et éternelle
venue des relents de mes souvenirs
venue du râle des mes ailleurs
venue pour mourir pour rire
venue musquée comme l’ilang-ilang
parfumer mes jupons et mes flanelles.

Toujours ce mouchoir dans mes doigts
doux, à carreau, rectangulaire qui pue
et répand dans sa nage dans ses chutes
les relents des râles des ailleurs
Il me glisse des doigts quand
dans mes pensées parcellaires naît
ne serait-ce que l’ébauche d’une rupture.

Ce mouchoir, je le traîne, fardeau
comme Sisyphe son rocher
le long du flanc des monts
où soupire le râle des ailleurs
où du monde entier on n’entend
ni feuilles, ni fruits, ni même pleurer
seulement ce mouchoir fou sempiternel.

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